Mobilité propre : la RATP attribue les lots du plus gros appel d’offres européen de commande de bus électriques financé par Île-de-France Mobilités - 9 avril 2019

Voici le communiqué envoyé à la presse pour l’attribution des lots de l'appel d'offres des "1000 bus électriques".

En fait, seuls 780 bus seront commandés.

En effet, cet appel d'offres correspondait à un budget de 400 M€.

Il y a deux ans, le prix d'un bus électrique était d'environ 500 k€. Et certains pensaient, espéraient qu'il baisserait vers 400 k€.

Or, cette baisse n'a pas du tout eu lieu et ces bus sont achetés aujourd'hui au prix moyen de  515 k€ !

Soit deux fois le prix d'un bus diesel.

 

Mobilité propre : la RATP attribue les lots du plus gros appel d’offres européen de commande de bus électriques financé par Île-de-France Mobilités

 

Lancée en janvier 2018, cette consultation avait pour objectif d’accélérer le renouvellement massif du parc bus de la RATP avec 100% de bus propres à terme, faisant ainsi de la Région Île-de-France une référence mondiale du transport public urbain routier très bas carbone. L’objectif est de disposer en 2025 de 2/3 de centres bus électriques et 1/3 de centres bus au biogaz.

 

Cette consultation se décompose en 3 lots donnant lieu chacun à un accord cadre (marché) d’une durée de deux ans et d’un montant maximum de 133 millions d’euros. Ils portent sur des bus électriques standards de 12m, et ont été dimensionnés pour assurer les premiers déploiements de bus électriques. Cet achat représente au global un potentiel de commande de près de 800 bus (dont environ 200 en commande ferme) pour un montant maximum de 400 M€  financé à 100% par Île-de-France Mobilités (en subvention directe ou via le contrat Île-de-France Mobilités – RATP).

 

Après dépouillement et analyse des offres, les 3 lots identiques, dans leurs montants minimum et maximum, sont attribués par la RATP à HeuliezBus, Bluebus/Bolloré et Alstom/Alstom Aptis.

 

La première commande d’environ 150 véhicules, répartie sur les trois lots, sera passée dans les meilleurs délais. Les premières livraisons « série » liées à cette consultation devraient être effectuées fin 2020, et ce jusqu’en 2022. 

 

Il s’agit d’une étape majeure pour la RATP, l’équipement massif du parc en bus électriques étant emblématique de son ambition de devenir un acteur incontournable de la transition énergétique dans le secteur du transport public.

 

Pour les accueillir, l’entreprise est mobilisée pour relever un challenge industriel dans des délais très contraints, l’adaptation de ses 25 centres bus, dont 12 sont déjà en transformation. 

 

La flotte RATP, composée de 4700 bus, comprend d’ores et déjà 950 bus hybrides, 140 bus bioGNV et 83 bus électriques. Avant l’arrivée des livraisons liées à cette consultation massive, le parc RATP en Île-de-France augmentera de 77 bus électriques et 50 bioGNV en 2019.

 

Une nouvelle consultation pour l’achat massif de bus électriques devrait rapidement être lancée afin de poursuivre la conversion rapide de la flotte de bus en Île-de-France.

 

C’est un trio national que la RATP vient de choisir. La commande qu’elle vient de passer pour le compte d’IDFM porte sur un maximum de 800 bus électriques, dont 200 ferme.  Bolloré est choisi. On s’y attendait, depuis que le Bluebus s’était, le premier, ouvert la voie dans la capitale. Heuliez Bus, lui aussi retenu, semblait incontournable. Moins attendu, Alstom dont l’Aptis passe à une vitesse record du concept-bus au véhicule industriellement produit. On relève la défaite des Chinois. Ni Yutong ni BYD n’ont été retenus. On avait entendu dire qu’ils n’avaient pas donné pleine satisfaction technique. On peut penser aussi que le contexte géopolitique ne jouait pas du tout en leur faveur. La méfiance européenne, et particulièrement française, est de plus en plus forte vis-à-vis des ambitions chinoises et de la façon dont ils remportent les marchés. Déjà au moment où l’appel d’offres se préparait, Pierre Mongin, alors PDG de la RATP, avait l’ambition de soutenir la naissance d’une filière européenne avant qu’il ne soit trop tard.

Lancée en janvier 2018, la consultation se décompose en trois lots. Chacun donne lieu à un accord-cadre (marché) d’une durée de deux ans et d’un montant maximum de 133 millions d’euros. Ils portent sur des bus électriques standards de 12 m. Le potentiel de commande de 800 bus représente un montant maximum de 400 millions d’euros financé à 100 % par Ile-de-France Mobilités. Elle était annoncée pour un maximum de 1 000 bus. Pourquoi cette différence ?  En substance, explique-t-on à la RATP, l‘effet volume attendu sur les prix a été en partie absorbé par l’évolution des fonctionnalisés des bus (climatisation voyageurs, 3ème porte, aménagement intérieur notamment). Les premières livraisons « série » liées à cette consultation devraient être effectuées fin 2020, et ce jusqu’en 2022. Pour les accueillir, la RATP a entamé la transformation de 12 de ses 25 centres bus.

La flotte RATP, composée de 4 700 bus, comprend d’ores et déjà 950 bus hybrides, 140 bus bioGNV et 83 bus électriques. Avant l’arrivée des livraisons liées à cette consultation massive, le parc RATP en Ile-de-France augmentera de 77 bus électriques et 50 bioGNV en 2019.

Parallèlement Ile-de-France Mobilités annonce le lancement d’une commande de 641 bus propres (GNV et bus électriques) pour la moyenne et la grande couronne. Ils représentent environ 200  millions d’euros d’investissements (100 % IDFM) et seront livrés entre 2020 et 2021. Ces bus seront achetés, sans passer par les transporteurs, par le biais de la centrale d’achat du transport public (CATP), qui fera rapidement connaître ses choix. Les livraisons seront concentrées dans les 11 centres bus opérationnels dont la conversion énergétique débute actuellement, ainsi que dans ceux déjà équipés d’une station de compression au GNV (Meaux et Marcoussis).

Au total, compte tenu de la commande de la RATP et de la commande d’IDFM, ce sont près de 1 500 bus propres qui vont au cours des trois prochaines années circuler sur les réseaux franciliens.

 

F. D.