Ile-de-France : des parkings gratuits au pied des gares, c’est pour l’année prochaine ! - 5 décembre 2018

Ile-de-France Mobilités va financer la gratuité de 27 000 places dans 75 parkings de banlieue, réservées aux détenteurs de passe Navigo. La mesure entrera en vigueur progressivement à partir de mars 2019.

 

En pleine mobilisation pour le pouvoir d’achat des automobilistes, la mesure tombe à pic. La présidente LR de la région et d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse, veut rendre gratuites toutes les places dans les parkings relais de banlieue parisienne, labellisés Ile-de-France Mobilités.

« Je ferai voter, au prochain budget d’Ile-de-France Mobilités, la gratuité totale des parkings relais en dehors de Paris pour tous les détenteurs du passe Navigo », a annoncé Valérie Pécresse. D’après elle, cette « mesure écologique et sociale très attendue dans le contexte actuel de hausse de fiscalité du carburant » vise à « donner aux automobilistes l’envie de laisser leur voiture près des gares ». En voici les détails.

Combien de places concernées ? L’Ile-de-France compte environ 100 000 places de parkings à proximité de ses gares. Parmi elles, 18 000 places sécurisées sont labellisées « Ile-de-France Mobilités », et 9000 de plus sont d’ores et déjà prévus ou en cours de construction, d’ici à 2021. Il s’agit de places réservées aux abonnés Navigo. Ceux-ci peuvent ouvrir ces parkings avec leur passe.

Où se situent ces parkings ? Les places labellisées IDFM se situent actuellement dans 48 parkings en moyenne et grande couronne (zones 3, 4 et 5 du passe Navigo). Avec les 9000 places supplémentaires qui vont ouvrir d’ici à 2021, environ 75 parcs relais seront concernés dans ce secteur. Ils sont répartis à peu près équitablement sur le territoire. Ainsi, les derniers parkings dont le financement a été voté en octobre, seront situés à Esbly (Seine-et-Marne, 647 places) et Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise, 304 places). D’autres sont en construction à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne, 890 places) ou Etampes (Essonne, 487 places).


Voici 2 émissions récentes de Parigo que je recommande :

Extension du T3b et autres projets de tramway :
https://www.youtube.com/watch?v=YyRXUgBhuuM
avec une intervention de Bernard Gobitz

Refonte d'offre du RER D "SA2019"
https://www.youtube.com/watch?v=FLpMoSXL7nA
avec une interview du président de SADUR

Financement de la gare de Bry-Villiers-Champigny : les élus reçues à Matignon -   4 décembre 2018

 

© et Associes

Le président du Conseil départemental du Val-de-Marne, Christian Favier, les maires de Bry, Villiers et Champigny-sur-Marne, et le président du Conseil de territoire Paris Est Marne et Bois, Jacques J-P Martin , sont attendus ce mardi 4 décembre à 14 heures à Matignon pour évoquer le financement de l'interconnexion entre les lignes 15 Sud et RER E à la gare de Bry- Villiers-Champigny. 

Alors que l’enquête publique sur la gare de Bry-Villiers-Champigny a obtenu avis favorable en octobre, la question de son financement n’est toujours pas réglée, à commencer par les 19 millions d’euros nécessaires pour boucler une convention d’études. A terme, le coût complet de la gare pourrait se chiffrer autour de 347 millions d’euros selon les études initiales, éventuellement moins si les besoins de foncier sont réduits. Une première enveloppe d’études de 13,65 millions d’euros avait été prise en charge à 52,5% par l’Etat, 30% par la Société du Grand Paris et 17,5% par SNCF Réseau, pour élaborer le document soumis à enquête publique. Pour la suite, la SGP a indiqué lors du CA d’Orbival de juin qu’elle participerait à nouveau à hauteur de 30%. SNCF Réseau a en revanche indiqué qu’il ne participerait pas, alors qu’il était intervenu à hauteur de 17,5%. 

La Métropole du Grand Paris a également été sollicitée mais n’a pas donné de réponse à ce jour. Pour les élus de l’Est parisien, qui ont eu du mal à avaler la participation de la MGP à hauteur de 28 millions d’euros au financement de l’Etablissement public qui gère La Défense, une attention équivalente de ce côté Est de la métropole tombe pourtant sous le sens. Du côté de l’Etat, on attend également des arbitrages sur le sujet et c’est dans ce contexte que le département avait sollicité un rendez-vous avec le Premier ministre dès le mois de juillet, qui a reçu une réponses ces dernières semaines.

Initialement, le rendez-vous était prévu uniquement avec le président du département qui y a associé les maires des trois communes concernées. Le président du territoire Marne et Bois a également souhaité s’associer à la demande des élus, dans le cadre d’une démarche de rapprochement entre les territoires et le département pour faire cause commune sur la question des transports comme de la gouvernance. Le patron du territoire Marne et Bois avait du reste organisé une rencontre avec les présidents des deux autres territoires et celui du Val-de-Marne, il y a quelques jours, pour évoquer des initiatives conjointes.

Grand Paris Express : les départements unis contre le gouvernement - 1 décembre 2018

Les sept présidents de conseils départementaux (92, 93, 94, 95, 77, 78, 91 et 95) ont martelé ce soir devant deux ministres leur « opposition farouche » au prélèvement de leurs ressources pour financer le supermétro.

 

Ils y sont allés et ont fait font commun. Ce vendredi soir, les présidents des sept départements franciliens avaient rendez-vous avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, et celle de la Cohésion des Territoires, Jacqueline Gourault. Au menu : la recherche de ressources supplémentaires pour financer le Grand Paris Express.

 

Il manque une centaine de millions d’euros par an pour permettre au plus grand projet européen de transports de se faire au rythme souhaité (d’ici 2030). L’idée du gouvernement, c’est de ponctionner une partie des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), perçus par les départements sur les frais de notaire. Soit environ 30 M€, au motif que ces DMTO augmenteront grâce à la valeur créée par le projet du Grand Paris.

 

D’autres pistes

Ce vendredi soir, les sept départements, de gauche comme de droite, « ont collectivement rappelé leur opposition farouche » à ce projet, a indiqué Stéphane Troussel, président PS de la Seine-Saint-Denis. Ils resteront « extrêmement vigilants », même si les ministres et le préfet de région auraient assurés que rien n’était gravé dans le marbre et qu’il y aurait du temps pour la concertation.

 

Il reste que des ressources supplémentaires doivent être trouvées pour construire les 200 km du supermétro. Les départements ont rappelé qu’ils financent déjà les transports alors même qu’ils n’en ont pas la compétence. Et ont suggéré d’autres pistes de ressources, comme la hausse de la taxe de séjour (déjà votée mais limitée à 20 M€ supplémentaire par an), ou une taxe sur les parkings de centres commerciaux.

 

Au gouvernement de trancher. En attendant, « on a marqué des points » en exposant la situation financière délicate et les nombreux efforts sur les transports menés par les départements, espère Stéphane Troussel.