Les défis d'EOLE construire une gare sous le CNIT sans interrompre les activités - 18 janvier 2019

Changement important de l’activité du chantier Romainville-Carnot Passage provisoire en travaux 24h/24 et travail le samedi.
 
Dans le cadre du Prolongement de la Ligne 11 du métro à l’Est, afin d’optimiser le délai de terrassement sur le chantier de Romainville-Carnot, l’entreprise doit provisoirement travailler 24h sur 24h sur la création d’une voute qui contribura au départ du tunnelier. Ces travaux sont prévus du 26 janvier au 9 février 2019 et sont organisés de la façon suivante :
 
- Du lundi à vendredi 24h/24  du 28/01 au 01/02 et du 04/02 au 08/02 ;  - Samedis : opérations montage et démontage de l’atelier, uniquement en journée  le 26/01, le 02/02 et potentiellement le 09/02 ; - Dimanches : chantier sans activité.

Le groupe Caf rénovera les 43 rames MI2N du RER A - 14 janvier 2019

C'est le groupe espagnol Caf (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles), un constructeur de matériel roulant et systèmes de transports, qui rénovera à partir de 2020 les 43 rames de RER MI2N ((Matériel Interconnexion à 2 Niveaux) qui circulent encore sur la ligne de RER A, aux côtés des nouveaux MI09.

 

Le groupe basque a remporté l’appel d’offre lancé par Île-de-France Mobilités et la RATP pour un montant de 121,3 millions d’euros. »Cette rénovation, intégralement financée par Île-de-France Mobilités (dont 50 % via le contrat avec la RATP), va permettre d’assurer une cohérence des trains exploités sur la ligne et contribuera à améliorer le confort pour les voyageurs empruntant la ligne A« , indique IDFM.

Au programme, un relookage intérieur complet : pelliculage, revêtement au sol, remplacement des sièges, éclairage LED, caméras de vidéosurveillance, écrans d’information et surtout aménagement pour les personnes à mobilité réduite. Les premières rames rénovées devraient être remises en service dès 2020.

Cette rénovation entre dans le cadre du plan de modernisation des trains Franciliens qui prévoit de rénover ou d’acheter plus de 700 trains, indique IDFM.

Train, RER, métro, tram : ce qui change cette année dans vos transports - 8 janvier 2018
Train RER métro tram ce qui change cett[...]
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Nouvelles lignes, concurrence, fin du diesel : la révolution des bus parisiens - 3 janvier 2019

La refonte en avril 2019 du réseau de 350 lignes qui dessert la capitale et la petite couronne sera un premier chamboulement.

Rouage essentiel de la mobilité dans la capitale, avec plus de 3,5 millions de voyageurs quotidiens, les bus de l'agglomération parisienne se préparent à enchaîner les révolutions. Après avoir ronronné pendant des décennies, ils devront digérer en quelques années la refonte du réseau, la sortie totale du diesel d'ici 2025, et la mise en concurrence à cette date de l'opérateur historique, la RATP. Des échéances activement préparées.

· La refonte du réseau

Depuis 1950, les lignes de bus de Paris et sa petite couronne n'ont quasiment pas évolué, et n'ont donc pas suivi les évolutions démographiques et économiques. Conséquence, la densité de dessertes est aujourd'hui plus forte dans les arrondissements du centre de la capitale, « alors que les activités et la population se sont essentiellement développées dans les arrondissements périphériques », explique Île-de-France Mobilités (IDFM), l'autorité chargée d'organiser et de financer les transports dans la région.

Pour mieux coller aux besoins de la population, le canevas des quelque 350 lignes exploitées par la RATP va être profondément réorganisé en avril prochain.  Une opération mûrie depuis deux ans , qui se traduit notamment par la création de 5 nouvelles lignes, et par le prolongement et le renforcement de 42 autres. Cet accroissement de l'offre passe par la mise en service de 100 bus supplémentaires, et le recrutement de 600 nouveaux chauffeurs.

Mais elle implique également des travaux importants sur la voirie : il faut à la fois adapter certains carrefours pour que les bus puissent tourner, mais aussi créer 250 points d'arrêts et en déplacer quelque 2.000 autres. Avec dans la plupart des cas, une mise à niveau des trottoirs pour que les rampes d'accès destinées aux fauteuils roulants puissent être déployées. Et le transfert (ou l'installation) d'abribus Decaux, qui dispensent l'information sur les heures de passage.

 

Mi-novembre, la RATP semblait redouter que l'adaptation de la voirie, sujet relevant de la mairie, ne puisse être bouclée dans les temps. Christophe Najdovski, maire adjoint chargé des transports et de l'espace public, écarte ces inquiétudes avec une pointe d'agacement : « La ville est pleinement mobilisée sur son domaine de compétence, et nous demandons aux autres partenaires d'être mobilisés sur le leur. Un planning de travaux a été présenté en comité de pilotage, les marchés de travaux sont lancés, et certains ont déjà été effectués. » Le responsable confirme toutefois que « tous les points d'arrêts ne pourront pas être prêts du jour au lendemain », car ils seront utilisés jusqu'au dernier jour sur leur ancien emplacement. Une phase de fonctionnement dégradé, plus ou moins longue, est donc à prévoir.

· Des bus 100 % verts d'ici 2025

IDFM et la RATP se sont fixés comme objectif d'éradiquer totalement la motorisation diesel des 4.700 bus exploités par l'opérateur historique. Lancé depuis plusieurs années, le chantier s'accélère. Aujourd'hui, le quart du parc est considéré comme propre, avec 940 bus hybrides, 140 roulant au biogaz, et 83 bus électriques. En 2025, Seules ces deux dernières options perdureront, la RATP prévoyant de convertir 17 de ses 25 centres bus à l'électrique, et le reste au bioGNV. La clarification du cadre réglementaire, réclamée depuis des années par l'entreprise publique, a enfin fait l'objet d'un arrêté ministériel en août dernier.

Par ailleurs, après plusieurs années de tests, la RATP et IDFM ont lancé en janvier 2018  un premier appel d'offres de grande envergure pour l'achat de bus électriques standards 12 mètres. Le marché, découpé en trois lots de taille égale, porte sur un maximum de 1.000 bus, pour un budget plafonné à 400 millions d'euros. Le résultat est attendu au printemps prochain, et les premières livraisons fin 2020. La capacité des constructeurs français (Bolloré, Alstom...) à s'octroyer une part de la commande face une concurrence chinoise très agressive sur les prix, sera très surveillée.

· La fin du monopole de la RATP

Opérateur historique à Paris et en petite couronne, la RATP perdra son monopole sur le réseau de bus le 31 décembre 2024. Le cadre social de cette mise en concurrence  doit être défini dans les mois à venir, dans le cadre de la future LOM (Loi d'orientation sur les mobilités), qui doit être examinée au parlement au printemps.

Il s'agira de définir les règles qui s'appliqueront aux opérateurs du secteur, en matière de temps de travail et de repos. Le devenir des agents de la RATP lorsque l'entreprise publique perdra l'exploitation d'une ou plusieurs lignes sera également au menu des discussions, mais il semble d'ores et déjà acquis que le transfert des chauffeurs vers le nouvel opérateur sera obligatoire. Pour rassurer le personnel concerné, l'avant-projet de la LOM prévoit « des garanties de haut niveau », qui doivent être précisées au parlement.

Pour améliorer sa compétitivité, la RATP a lancé un « plan de performance », qui concerne le secteur bus mais aussi les fonctions supports du groupe, avec la suppression programmée d'un millier de postes sur 5.000 d'ici 2025. Autre sujet, mais non des moindres : l'entreprise publique devrait faire valoir tôt ou tard que les 25 dépôts nécessaires à l'exploitation des bus lui appartiennent. Ce qui supposerait, en cas de marché perdu, qu'IDFM rachète le dépôt concerné à la RATP, ou bien que le nouvel opérateur le loue à l'entreprise publique. A condition de s'entendre sur un prix qui satisfasse les deux parties...

Une vitesse moyenne de plus en plus faible

Ces changements doivent permettre de requinquer l'attractivité des bus, dont la fréquentation est orientée à la baisse ces dernières années. La raison : il est parfois plus rapide de marcher ! « En 2018, la vitesse commerciale des bus à Paris a chuté à 8 km/heure en heures de pointe sur des lignes majeures du réseau, contre 16,9 km/heure en 2016 », pointe une publication récente de l'Union des transports publics. Le document avance comme explication « l'encombrement de véhicules de plus en plus nombreux (taxis ou VTC, véhicules de livraison, vélos, trottinettes...) dans les couloirs de bus. » Par ailleurs, la mise en place des zones où la circulation est limitée à 30 kilomètres/heure a elle aussi perturbé l'exploitation des bus.

Lionel Steinmann

Métro parisien: le prolongement de la ligne 12 reporté de 2 ans - 1 janvier 2019

Le prolongement nord de la ligne 12 du métro parisien sera mis en service en décembre 2021, soit avec deux ans de retard sur le calendrier jusqu'alors prévu à cause de difficultés techniques, a annoncé mercredi la RATP. "La RATP et les entreprises du groupement piloté par Vinci Construction ont élaboré un nouveau calendrier avec une nouvelle date de mise en service: décembre 2021, hors aléas significatifs supplémentaires", a précisé la RATP dans un communiqué.

Le retard de l'extension de la ligne 12 - 1,5 km supplémentaires et création des stations Aimé Césaire et Mairie d'Aubervilliers - s'explique par "le changement de méthodes constructives" ainsi que par le "rephasage des travaux", selon la même source. Des problèmes dans le dispositif de maintien de congélation des sols, déjà évoqués lors du dernier report par Vinci et RATP, persistent pour la station de la Mairie d'Aubervilliers, et "la méthode de réalisation a dû être modifiée", a ajouté la régie. La connexion a en revanche pu être établie entre le tunnel et la station Aimé Césaire. La ligne 12 relie actuellement Aubervilliers, au nord-est de la capitale, à la mairie d'Issy, au sud-ouest.

Le chantier de son prolongement vers le nord, dont le premier coup de pioche remonte à 2012, a connu de multiples reports depuis l'annonce du projet, dont un premier gros retard de deux ans en octobre 2014 pour une mise en service initialement prévue à fin 2017. En mars dernier, la RATP avait à nouveau repoussé la clôture du chantier, évoquant des difficultés techniques dans la réalisation des travaux similaires à celles annoncées mercredi. La maire d'Aubervilliers, Mériem Derkaoui, avait à l'époque dénoncé un retard des travaux "incompréhensible et inadmissible".

En revanche, on découvre que l’accès supplémentaire et la mise en accessibilité de la station porte de La Chapelle est reporté aussi de deux ans à début 2022.
Il n’y a pourtant aucun besoin de recours à l’azote liquide pour cela.
C’est lamentable  !

Avec le passage du canal, aurait-on pu éviter une station profonde ? Difficile à dire.
Mais cela doit faire réfléchir pour l’avenir.