Visite des Technicentre Est Européen et de Paris Est - 18 mai 2019

Le groupe CAF va rénover les rames MI2N du RER A - 16 mai 2019

D’ici quelques mois elles auront un nouveau look. Ile-de-France Mobilités (IDFM) et la RATP ont signé avec le groupe CAF le marché portant sur les études et la rénovation des 43 rames MI2N Altéo pour un montant de 121,3 millions d’euros.

Mises en service entre 1997 et 2005, ces trains seront entièrement rénovés de 2020 à 2021. Leur livrée extérieure passera pour l’occasion aux couleurs bleue et grise d’IDFM. Le nouvel aménagement des voitures permettra de proposer une nouvelle ambiance intérieure aux voyageurs. Toutes les rames seront équipées de système de vidéo-protection ainsi que d’écrans d’information voyageurs, et seront aménagées pour permettre aux personnes à mobilité réduite de communiquer avec l’agent de conduite, comme c’est déjà le cas pour les MI09, les autres rames en service depuis 2009 sur le RER A.

Depuis le retrait des rames MS61 en avril 2016 et des MI84, un an plus tard en février 2017, deux types de matériels roulants, les MI2N Altéo et les MI09 coexistent sur la ligne la plus fréquentée d’Europe, aux 1,2 millions d’usagers quotidiens, soit 183 rames de RER.

« Cette rénovation entre dans le cadre du plan de modernisation des trains Franciliens lancée par Valérie Pécresse présidente de la Région Ile-de-France et d’IDFM, qui prévoit de rénover ou d’acheter plus de 700 trains pour améliorer la régularité des lignes et offrir plus de confort aux voyageurs », explique dans un communiqué IDFM.

Visite du centre de maintenance SNCF Intercités Paris Saint Lazare - 14 mai 2019

Différents types de matériels : CORAIL, TER2NNG, VO2N, V2N.

Dessertes : Rouen, Le Havre, Caen, Cherbourg.

Visite du centre bus Paris Est Lagny et rencontre avec une rame Sprague-Thomson - 7 mai 2019

Le prolongement du T1 sur les rails - 1 mai 2019

Après 27 ans d’exercice, le tramway T1 va se prolonger vers Val de Fontenay et être rénové, doté de nouvelles rames. Il sera l’un des éléments majeurs du réseau de transports en commun qui se dessine en Seine-Saint-Denis.

Le tramway et la Seine-Saint-Denis, c’est une longue histoire. S’il se nomme T1, c’est bien qu’au moment de son inauguration en 1992 c’était le premier tramway à circuler en Ile-de-France depuis 1957. Son lancement marque un changement radical dans les transports en commun : pour la première fois un équipement ferré n’est pas orienté de la banlieue vers Paris, mais bien de banlieue à banlieue, en rocade. Le T1 devient une artère de la Seine-Saint-Denis, un moyen moderne, écologique d’irriguer le territoire et d’améliorer les déplacements de centaines de milliers d’habitants. Mais pour l’obtenir, il avait alors fallu des dizaines d’années de lutte de la part du Département et des habitants...

2019, le tramway fait complètement partie du paysage de la Seine-Saint-Denis. Désormais, la ligne va de Noisy-le-Sec à Asnières Gennevilliers, et c’est peu dire qu’il rencontre le succès ! En 2015, on comptait 188 000 voyageurs chaque jour ouvré. C’est beaucoup, trop parfois. A Bobigny, La Courneuve, il n’est pas rare lors des heures de pointe de devoir attendre le tram suivant pour pouvoir y monter. En 27 ans, la population a augmenté, le tramway a vieilli et il a désormais bien du mal à offrir de bonnes conditions de transport à ses nombreux voyageurs. Il a besoin d’un coup de jeune, tout comme il doit poursuivre son chemin vers le Sud en direction de Val de Fontenay et des RER A et E. Mais décidément concernant le T1, rien ne lui sera accordé sans efforts... Durant des années, le tracé du trajet de Noisy-le-Sec sera en débat, le projet n’avance pas. Puis enfin, lorsqu’un accord est trouvé, l’Etat et la Région Ile-de-France ont réduit leur participation à 300 millions d’euros alors que 450 sont nécessaires à la réalisation du projet. Avec 300 millions, il n’est même pas possible de réaliser une phase exploitable du projet. Dès lors il est fort probable que l’extension de la ligne du T1 soit encore repoussée à plus tard. Le Département de la Seine-Saint-Denis ne s’y résout pas et décide en juillet 2018 d’ajouter 50 millions d’euros supplémentaires aux 30 qu’il verse déjà, soit un total de 80 millions. Une somme importante, qui permet de débloquer la situation. Dans quelques semaines, les travaux débuteront bel et bien, enfin !

 

D’abord jusqu’à Montreuil

Une première phase de travaux commencera depuis la Gare de Noisy-le-Sec jusqu’à la station rue de Rosny à Montreuil, le Département sera maître d’ouvrage. La tranche de travaux comprenant les cinq autres stations nécessaires pour rejoindre Val de Fontenay sera inscrite dans le prochain contrat de plan Etat-Région, pour un montant de 100 millions supplémentaires et le Département sera vigilant pour exiger qu’il n’y ait pas de temps mort entre les deux phases de travaux.
Le tramway avait besoin d’un coup de jeune ! Les usagers sont unanimes, il n’y a plus assez de place et on y est trop serré aux heures pointe. Alors de nouvelles rames, plus spacieuses, vont être déployées sur le tronçon Bobigny Val de Fontenay. Plus longues, plus larges, elles accueilleront 200 voyageurs environ contre 178 aujourd’hui. Et surtout, elles offriront plus de place pour accueillir les personnes à mobilité réduite et les parents avec poussettes, grands utilisateurs du tramway mais aussi grands consommateurs de place ! Pour accueillir les nouvelles rames, les quais et leur environnement seront adaptés aux nouvelles dimensions.

Exit l’autoroute

Le prolongement du T1 vers Val-de-Fontenay a également une forte valeur de symbole. Le tracé empruntera celui de l’A 186. Cette autoroute devait initialement relier l’A3 à l’A 86 à hauteur de Val-de-Fontenay. Mais faute de financement, elle s’est arrêtée à Montreuil... Ce tronçon coupe la ville en deux, sans pour autant être pleinement utile. Alors exit la quatre voies, voilà le tramway ! L’autoroute sera détruite pour laisser circuler le tramway, mais aussi installer deux voies de circulation automobile, une piste cyclable dans les deux sens des cheminements piétonniers et des arbres... Ce sera la première fois qu’une autoroute urbaine sera détruite pour faire de la place aux transports en commun, le signe d’un changement d’époque. La voiture n’est plus considérée comme le moyen de transport prioritaire.

Remplacer la voiture

Auparavant, toutes les études urbanistiques prévoyaient une augmentation d’au moins 2% par an de la circulation automobile. Ce n’est plus le cas désormais, au moins pour les territoires à l’intérieur du cercle de l’A 86, de mieux en mieux desservis par les transports en commun. On y compte de moins en moins de voitures par habitants, mais comme le nombre d’habitants augmente, le nombre total de véhicule stagne. C’est un début... L’ambition est de petit à petit remplacer la voiture par des transports en commun, en partie au moins. Tout un réseau doit ainsi voir le jour en 2030 : des lignes de métro prolongées, le Grand Paris Express, les tramways, le Tzen3, un nouveau réseau du bus, de la place pour les vélos... Pour qu’on circule aisément et respire sainement !

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