COVID-19 : ÎLE-DE FRANCE MOBILITÉS DEMANDE À L’ÉTAT DE TENIR SES ENGAGEMENTS POUR LES TRANSPORTS EN COMMUN FRANCILIENS - 14 septembre 2021

COVID-19 : ÎLE-DE FRANCE MOBILITÉS DEMANDE À L’ÉTAT DE TENIR SES ENGAGEMENTS POUR LES TRANSPORTS EN COMMUN FRANCILIENS

 

« Il ne peut pas y avoir de sortie de la crise Covid en Île-de-France sans compensation des pertes financières sur les transports en commun, comme cela s’est fait partout ailleurs dans le monde. Ils sont au cœur de la vie quotidienne des salariés, des étudiants et des familles de la première Région d’Europe. Sans soutien aux transports en commun, le plan de relance France 2030 est déjà mal engagé ». Valérie Pécresse, Présidente d’Île-de-France Mobilités et de la Région Île-de-France.

 

Depuis 18 mois et le début de la crise COVID, Île-de-France Mobilités a défendu un niveau d’offre de transports en commun élevé et s’est engagé pour poursuivre sa mission de service public dans les meilleures conditions sanitaires possibles, malgré des pertes de recettes importantes liées à la baisse du Versement mobilités et des recettes voyageurs.

 

Le Conseil d’administration d’Île-de-France Mobilités demande à l’Etat de s’engager en faveur des transports en commun franciliens à hauteur de 1,3 milliards d’euros afin de compenser les pertes financières du système de transport francilien.

 

Début septembre, le niveau de fréquentation n’atteint que 70 % de son niveau de 2019 pour un niveau d’offre de transports quasiment égale.

 

Sans l’engagement du soutien financier de l’Etat, Île-de-France Mobilités sera dans l’obligation de suspendre tout ou partie de ses paiements aux groupes publics RATP et SNCF dès la fin du mois de septembre 2021. Île-de-France Mobilités verse 400 millions par mois à la RATP et 300 millions par mois à la SNCF.

ÎLE-DE-FRANCE MOBILITÉS ADOPTE SA FEUILLE DE ROUTE POUR LES ANNÉES À VENIR - 15 septembre 2021

ÎLE-DE-FRANCE MOBILITÉS ADOPTE SA FEUILLE DE ROUTE POUR LES ANNÉES À VENIR

Île-de-France Mobilités a adopté lors de son Conseil d’administration du 14 septembre 2021 une feuille de route ambitieuse : la modernisation de la tarification francilienne avec la mise en place d’un bouclier tarifaire, poursuite de l’augmentation des moyens pour la sécurité, le déploiement de 500 bus supplémentaires en Île-de-France et de nouveaux services vélo pour les franciliens.

Poursuite de la modernisation de la tarification francilienne et la mise en place d’un bouclier tarifaire

 

Île-de-France Mobilités poursuit son programme de modernisation et de simplification de la tarification francilienne en actant le principe d’une grille de tarifs simplifiée (fin des tarifs différents entre un même point de départ et d’arrivée en fonction du trajet, comme par exemple les trajets depuis Massy vers Paris en RER B ou en RER C), en décidant la généralisation à toute l’Ile-de-France du Liberté + (*) à compter de fin 2022 et en proposant un tarif maximum de 4€ pour tout ticket vendu par carnet de 10 (et 5€ à l’unité), et ce dès le premier trimestre 2022.

Les tarifs inférieurs à ces plafonds restent inchangés en 2022.

L’objectif de cette nouvelle mesure est d’encourager les franciliens à utiliser les transports en commun et de ne pas créer de d’inégalité territoriale ni d’injustices tarifaires.

Ce bouclier tarifaire sera également offert aux porteurs de Navigo Liberté + lors de sa généralisation progressive à l’ensemble du réseau entre 2022 et 2023.

En parallèle, Île-de-France Mobilités continue d’étendre les services rendus disponibles sur son application (Île-de-France Mobilités) en permettant l’achat et la validation sur la majorité des smartphones Android dès 2022. Ces solutions innovantes permettront d’accompagner la fin progressive de la vente des tickets magnétiques et leur remplacement par des produits disponibles sur carte Navigo ou smartphone.

 

(*) Liberté + est un nouveau service pour voyager en toute liberté : il permet de se déplacer en transports en commun et d’être prélevé le mois suivant pour les déplacements effectivement réalisés.
Navigo Liberté + est pour le moment déployé sur le périmètre géographique du ticket t+ (RER dans Paris, métro, bus, Tzen et tram), sur le funiculaire de Montmartre, OrlyBus et RoissyBus.

 

Augmentation des moyens dédiés à la sécurité des franciliens dans les transports en commun

 

Depuis 2016Île-de-France Mobilités a financé le recrutement de 1000 agents de sécurité supplémentaires pour la SNCF, la RATP et le réseau bus OPTILE, financé à hauteur de 8,5 millions d’€ la création d’un Centre régional de Coordination Opérationnel de Sécurité (CCOS), généralisé la vidéoprotection aussi bien dans les trains, les tramways, les bus que dans les gares, et les stations de métro, lancé un partenariat avec la gendarmerie nationale pour déployer des réservistes dans les trains et les bus de grande couronne (ce sont 2000 patrouilles au total qui sont ainsi déployées chaque année) et le déploiement des caméras piétions pour les agents des services internes de sécurité.

 

Pour rappel, Ce sont environ 150 millions d’euros qu’Île-de-France Mobilités consacre chaque année à la sûreté dans les transports.

 

Île-de-France Mobilités présente les prochaines étapes permettant d’assurer encore plus de sûreté aux usagers franciliens en renforçant les moyens pour lutter contre les incivilités et la délinquance dans les transports :

  • Augmentation de 1000 agents de sûreté dans les transports en commun en Ile-de-France.
  • Lancement d’expérimentations utilisant l’intelligence artificielle pour aider les agents de sûreté à traiter plus rapidement les incidents et les faits de délinquance.
  • Concertation avec le gouvernement, les parlementaires et la préfecture de police pour définir les modalités de création d’une police régionale des transports.

 

Acte 2 du plan bus : 500 bus supplémentaires en Île-de-France en renfort des 10 500 desservant déjà tous les territoires régionaux

 

Depuis 2016, Île-de-France Mobilités a renforcé l’offre de bus sur près de 2/3 des lignes en grande couronne, soit près de 1 000 lignes sur environ 1 500. Sur tout le territoire francilien, près de 1 000 bus supplémentaires ont été déployés dans le cadre de l’acte 1 du plan bus.

Les réseaux de bus sont essentiels, et les développements importants opérés ces 5 dernières années ont permis d’améliorer les conditions de transport des franciliens, notamment en grande couronne, en proposant une alternative à la voiture.

Île-de-France Mobilités propose un plan d’actions concret pour développer l’acte 2 du plan bus pour les 5 prochaines années à venir (2022-2026) :

  • Le renforcement de l’offre bus en Île-de-France, avec 500 bus supplémentaires, qui devra prendre en compte les conséquences de la crise sanitaire sur la fréquentation des bus.
  • La poursuite du déploiement du Transport à la Demande (TàD), en doublant le nombre de réseaux avec un objectif de 40 services labelisés pour aller au plus près des territoires ruraux et à faible densité de population.
  • La poursuite du développement des lignes express.
  • Renforts et création de nouvelles lignes Noctilien.

 

Faciliter l’accès au Vélo à assistance électrique (VAE) en proposant de nouveaux services vélo pour les franciliens

 

Lancé il y a 2 ans par Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et présidente d’Île-de-France Mobilités, Véligo Location a su s’imposer comme la référence de service de location longue durée de vélo électrique, et séduit de plus en plus de franciliens : La flotte a été portée à 20 000 vélos et bientôt 500 vélos cargo (260 livrés). Plus de 37 000 franciliens sont abonnés à ce service de location longue durée (dont 97% de convertis à davantage de vélo-mobilité et les 2/3 souhaitent s’équiper).

 

Île-de-France Mobilités a pourobjectif de doubler le nombre de vélos à assistance électrique, plusieurs pistes sont à l’étude :

  • Doubler l’offre de vélo à assistance électrique avec pour objectif d’atteindre 40 000 vélos, qui pourraient être déployés sur les services suivants :  
  • De nouveaux services type Véligo Location pour des publics ciblés : les lycéens, les entreprises ou les collectivités territoriales (dans le cadre de flottes de vélos de service) ;
  • Déployer des maisons du vélo en gares avec :
  • des vélos pour des locations de plus courte durée
  • des services aux usagers (ateliers de réparation, conseil)
  • et garantir une synergie avec l’exploitation des consignes et surveillance des stationnements vélos 
  • Soutien à la mise à disposition par les employeurs de flottes VAE et vélos mécaniques à leurs salariés, notamment les anciens abonnés Véligo Location ou la mise à disposition de vélos cargo aux entreprises et artisans.

 

Un plan d’action sera présenté d’ici 6 mois.

 

Chantier de renouvellement des voies et du ballast du RER A : les 7 années de travaux pour une plus grande régularité de la ligne au bénéfice des voyageurs - 1 septembre 2021

Après 7 années consécutives (2015-2021) de travaux réalisés pendant la période estivale, la RATP, avec le soutien d’Ile-de-France Mobilités, a achevé le renouvellement des 24 km de voies et de ballast et le remplacement des 28 aiguillages prévus sur le RER A.

 

Cet été, 3 km de voies et 7 aiguillages ont été remplacés, clôturant ainsi l’ambitieux programme de renouvellement des voies et des aiguillages entre Nanterre–Préfecture et Vincennes.

 

Ces travaux ont grandement participé à la nette amélioration de la régularité de la ligne A du RER, ligne la plus empruntée d’Europe avec 1,4 million de voyages jour en temps normal.

 

En effet, depuis 2015, la régularité du RER A a connu une progression de 10 points, passant de 85% en 2015 à 95 % aujourd’hui, au bénéfice des voyageurs. D’autre investissements menés par Ile-de-France Mobilités et la RATP ces dernières années expliquent l’excellente santé de cette ligne : l’installation du pilotage automatique des trains sur le tronçon central, une nouvelle grille horaire pour mieux absorber les petits incidents quotidiens et proposer des horaires en adéquation avec la hausse du trafic de ces dernières années.

 

Coté espaces voyageurs, plusieurs gares du RER A se transforment et voient leurs espaces réaménagés et leurs signalétiques clarifiées afin de proposer plus de services pour un meilleur transport au quotidien (Châtelet, Vincennes, Auber en cours…). Enfin, la modernisation de la ligne continue avec l’arrivée en 2023 d’un nouveau centre de commandement unique à Vincennes.

 

Cette évolution vise une amélioration de la gestion des incidents, en permettant une plus grande réactivité. Elle doit également permettre une meilleure cohérence de l’information voyageurs en gare et sur les médias distants pour l’ensemble de la ligne.

 

« Les travaux de renouvellement des voies de 24 km du RER A entre Nanterre et Vincennes se concluent après 7 étés de fermetures partielles de la ligne pendant lesquels les franciliens ont su faire preuve d’adaptabilité et de patience.

Je remercie chaleureusement pour leur professionnalisme les équipes qui ont mené ce chantier nécessaire à la poursuite de l’amélioration du RER A engagés depuis plusieurs années ainsi que toutes celles et ceux qui ont accompagné et orienté les voyageurs à cette occasion. »

 

Valérie Pécresse, présidente du conseil régional d'Île-de-France et d’Ile-de-France Mobilités Ce chantier du renouvellement des voies et du ballast a été un travail d’équipe remarquable et je tiens à remercier tous les acteurs : les équipes à pied d’œuvre qui ont su mener à bien ce chantier hors norme, mais aussi les équipes qui ont accompagné et informé les voyageurs sur le terrain.

 

Je remercie également les voyageurs pour leur patience car nous sommes conscients que cela n’a pas toujours été simple pour eux. Et bien sûr Ile-de-France Mobilités qui a eu le courage de prendre cette décision de fermer chaque été un tronçon du RER A, ce qui a permis aux voyageurs de voir la régularité de la ligne grandement s’améliorer. »

Catherine Guillouard, Présidente directrice générale du groupe RATP

Au total, en 7 ans, entre Nanterre-Préfecture et Vincennes :

• 24 km de voies remplacés

• 28 aiguillages renouvelés

SNCF Réseau lance les travaux d’un nouveau passage souterrain qui reliera la future ligne 15 du Grand Paris Express avec le futur prolongement de la ligne 11 du métro.

Ce passage souterrain (en bleu sur le schéma joint) ira du terminus du prolongement de la ligne 11 située à l’ouest des voies du RER E à la future gare de la ligne 15 situé à l'est en passant sous les quais du RER E. Malheureusement, il ne donnera pas accès à ces derniers. Les voyageurs souhaitant passer de la 11 ou de la 15 au RER R devront passer par l'actuel accès à la gare qui fait aussi office de passage public et dont l'étroitesse a été accrue par la mise en place de "cages" destinées à abriter les composteurs(voir première photo) C'est totalement aberrant. J'ai visité les lieux en janvier avec Pierre-Olivier Carel d'IdFM qui est maire-adjoint de Rosny-sous-Bois depuis 2020 mais le projet était déjà trop avancé pour qu'il soit remis en cause.

Il existe aussi un autre passage public à 300 m de là, mais P.-O. Carel le qualifie à juste titre de "coupe-gorge" (voir seconde photo).

 

P.S.: il s'agit là d'un nouvel exemple de la grande difficulté, voire de l’impossibilité, de faire jouer les synergies entre les différents projets de transport publics en Ile-de-France.

Le débat public sur le prolongement de la 11 s'est déroulé en 2011. Celui du Grand Paris Express aussi. Les pouvoirs publics savaient que ces deux projets se feraient mais avec des plannings différents. La RATP démarrant la première, il eut été judicieux qu'elle intègre dans son terminus la "boite" de la future station de la ligne 15 que la SGP aurait financée. Que nenni. Elle a travaillé seule et maintenant qu'après 6 ans de travaux le chantier de la RATP se termine, celui de la 15 débute pour X années de travaux. Quel gaspillage d'argent public, de temps, d'énergie pour arriver in fine à un résultat médiocre pour les usagers !

Ce cas aberrant n'est malheureusement pas isolé en Ile-de-France. C'est même la généralité.